Dans une petite maison près de la forêt,
vivaient un vieux et une vieille.

Un jour, le vieux dit à la vieille :

- J’aimerais bien manger une galette…

- Je pourrais t’en faire une, répond la vieille, si seulement j’avais de la farine.

- On va bien en trouver un peu, dit le vieux : Monte au grenier, balaie le plancher, t

u trouveras sûrement des grains de blé

(pas gêné le vieux, il pourrait y aller lui-même ! mais çà ce n’est pas dans l’histoire ! donc je continue)

- c’est une idée, dit la vieille, qui monte au grenier, balaie le plancher et ramasse les grains de blé

(bonne poire qu’elle est !)

Avec les grains de blé, elle fait de la farine ; avec la farine, elle fait une galette

et puis elle met la galette cuire au four.

Et voilà la galette cuite.

-          Elle est trop chaude ! crie le vieux. Il faut la mettre à refroidir

( et pas content avec çà, non mais dis !)

Et la vieille pose la galette sur la fenêtre.

Au bout d’un moment la galette commence à s’ennuyer.

Tout doucement elle se laisse glisser du rebord de la fenêtre,

tombe dans le jardin et continue son chemin.

Elle roule, elle roule toujours plus loin…

Et voilà qu’elle rencontre un lapin.

-          Galette, galette, je vais te manger, crie le lapin.

-          - Non, non , dit la galette, écoute plutôt ma petite chanson.

Et le lapin dresse ses longues oreilles.

Je suis la galette, la galette,

Je suis faite avec le blé ramassé dans le grenier.

On m’a mise à refroidir,

Mais j’ai mieux aimé courir !

Attrape-moi si tu peux !

Et elle se sauve si vite, si vite qu’elle disparait dans la forêt.

Elle roule, elle roule dans le sentier….

Et voilà qu’elle rencontre le loup gris.

-          Galette, galette, je vais te manger, dit le loup.

-          - Non, non , dit la galette, écoute plutôt ma petite chanson.

Je suis la galette, la galette,

Je suis faite avec le blé ramassé dans le grenier.

On m’a mise à refroidir,

Mais j’ai mieux aimé courir !

Attrape-moi si tu peux !

Et elle se sauve si vite, si vite que le loup ne peut la rattraper.

Elle court, elle court dans la forêt….

Et voilà qu’elle rencontre un gros ours.

-          Galette, galette, je vais te manger, grogne l’ours de sa grosse voix.

-          - Non, non, dit la galette, écoute plutôt ma petite chanson.

Je suis la galette, la galette,

Je suis faite avec le blé ramassé dans le grenier.

On m’a mise à refroidir,

Mais j’ai mieux aimé courir !

Attrape-moi si tu peux !

Et elle se sauve si vite, si vite que l’ours ne peut la retenir.

Elle roule, elle roule encore plus loin…

Et voilà qu’elle rencontre le renard.

-          Bonjour galette, dit le matin renard. Comme tu es ronde, comme tu es blonde !

La galette, toute fière, chante sa petite chanson et, pendant ce temps, le renard se rapproche, se rapproche, et quand il est tout près, tout près….

Il demande :

-          Qu’est-ce que tu chantes, galette ? Je suis vieux, je suis sourd, je voudrais bien  t’entendre. Qu’est-ce que tu chantes ?

Pour mieux se faire entendre, la galette saute sur le nez du renard, et de sa petite voix elle commence :

Je suis la galette, la galette,

Je suis faite avec le…

Mais HAM !.... le renard l’avait mangée.

Voilà l’histoire de « roule galette » que j’ai ressortie de ma bibliothèque.

Et je crois qu’elle ne sera pas la seule galette à finir de cette façon car il va y avoir beaucoup de renards et renardes en ce jour de l’Epiphanie.

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